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Les potins de Ionard

Les potins de Ionard

Mon village natal, Gourdon-Murat, terre de landes , de bois et de bruyères en Corrèze. La ferme de la Grande Ourse et son jardin. L'histoire de mes ancêtres : de Napoléon -guerre de 14-18 - guerre d'Espagne - Résistance. La cuisine que j'aime. Mes pinceaux. Balade en moto.


Bals interdits

Publié par Ionard sur 28 Novembre 2016, 00:00am

Catégories : #Généalogie

La grosse caisse de Louis

La grosse caisse de Louis

Si depuis deux jours je remonte le temps pour vous conter les fêtes à Gourdon,c'est  la découverte au grenier de cette très vieille grosse caisse qui en est la cause.

J'ai recherché à qui elle appartenait et très vite il est apparu qu'elle appartenait à mon père qui la transmettra par la suite à son frère  Jean.

Jean et Louis étaient tous deux musiciens. Ils jouaient de l'accordéon. Jean avait un Maugein frères et Louis un Gallo Antonio.

Les voici tous deux devant la maison, la ferme de Gourdon avec leur frère Elie.

L'accordéon de mon père portait son nom.

Bals interdits
Bals interdits
Bals interdits

Cette photo date de 1947, un an avant ma naissance. C'est à cette date que mon père aura un terrible accident en sciant des planches à la scierie Garais. Il perdra deux doigts et vendra son accordéon.

Il a vraiment du regretter cet instrument. C'est avec celui ci et la grosse caisse qu'il animait avec sa jeune soeur Yvonne des bals, bals interdits sous l'occupation.

Ils partaient en vélo ou sur sa moto, une Terrot, et une petite remorque qui contenait les instruments.

Ils ont fait danser les jeunes dans le sous-sol de la maison Chastagnol,dans la grange familiale ou encore chez Vinatier à Gourdon mais aussi à Montceau-La-Virole. Beaucoup de jeunesse ( des réfugiés d'Espagne, d'Italie et de l'Est) autour de la construction du barrage, un lieu difficile d'accès et loin des routes. 

Dans le livre "Il était une fois Viam" édité par l'Association "les gens de Viam", on peut lire le témoignage de Georges Jeux, 19 ans en 1940.

"Les bals au Moulin de Monceaux

Je crois que c'est en 1942 que nous avons fait un bal à la cantine de la THEG, c'est à dire dans le moulin de Monceaux qui était la propriété de la famille Bessette.

......... Puis vient l'idée de faire un bal, ceux-ci étaient interdits comme vous le savez, ils prirents donc le nom de bals clandestins.

Sans avoir fait beaucoup de propagande, nous les jeunes y sommes venus de tous les horizons:Viam, Lacelle,Bugeat, Saint-Hilaire-Les -Courbes, Gourdon etc...à pied,à vélo, sauf à cheval! Un dortoir avait été libéré pour ceux qui seraient fatigués! Nous avons joué avec mon copain Roger Lavieille, lui de l'accordéon et moi du banjo.

Puis en 1943, c'est le début des maquis donc de la Résistance.

Malgré tout un autre bal est prévu (nous avions 20 ans je le répète). Mon camarade Roger, avec qui je jouais habituellement, était parti en tant que responsable pour constituer un maquis. Il faut savoir que nous avions refusé de partir au Service du Travail Obligatoire.

C'est avec mon ami Léon Drouillac de Saint Merd les Oussines, accordéoniste renommé dans la région que nous avons organisé ce deuxième bal....."

Un vieux journal 'La Corrèze libre" et un très vieux cahier vont apporter des précisions sur ces activités.

Je vous laisse regarder.

Bals interdits
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Bals interdits
Bals interdits
Bals interdits
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Toujours le souci d'aider les jeunes de l'école, mais aussi les prisonniers et les FFI de la commune.

Au fait la grosse caisse était de fabrication " Maugein Frères".

Nos jeunes ont fait résonner sa peau  comme jamais cet été!

Bals interdits
Bals interdits

Sans oublier le dernier livre de René Limouzin

L’infatigable écrivain ussellois s’est penché sur la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation pour livrer son nouveau roman, Le bal défendu.
Il a beau avoir entamé la quatre-vingt-dixième page de sa vie, René Limouzin a encore de la ressource. Et de l'inspiration. ........

L'histoire se déroule en février 1944, en haute Corrèze toujours. « C'est l'époque des bals clandestins, les gens se retrouvaient pour danser, faire la fête malgré l'interdiction des Allemands », se souvient celui qui goûtait à l'époque à ses premières soirées défendues. Ce 6 février, René Limouzin avait refusé d'aller jouer du violon dans cette salle où il a débuté. Il n'a donc pas assisté à l'arrivée des Allemands qui ont arrêté tous les participants. « Comment ont-ils su qu'il y avait un bal ?, lance-t-il avec un air mystérieux. Il y a eu un dénonciateur qui s'est enfui par la suite. Et plus jamais on ne l'a revu. »

À partir de là, l'écrivain déroule les fils de son imagination et dépeint le retour de l'exilé dans une atmosphère « étrange et noire ». Un récit pour lequel il s'est documenté tout en puisant des détails dans les premiers chapitres de sa mémoire. Car quand il s'attaque à la réalité, René Limouzin « ne triche pas ».

Le bal défendu, aux éditions de la Veytizou. .............

Malik Kebour

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Quichottine 29/11/2016 18:35

Quels souvenirs !!!
C'est extra que tu les aies retrouvés !
Un grand merci pour le partage, Dany.
Bisous et douce soirée.

DD 28/11/2016 15:28

Ah oui la scierie ça ne pardonnait pas, mon grand-père maternel en avait une (à La Roche, tu passes devant quand tu vas au Theil) il n'avait plus beaucoup de doigts .... mais il n'était pas musicien, pour ton papa c'était encore pire et à l'époque on ne greffait pas
Que d'émotion dans tes recherches .........
et j' écoute "Perles de Cristal" en boucle en écrivant mon com .... ♥
Bisous Dany, bonne journée

lyly 28/11/2016 08:45

perdre des doigts pour un musicien cela doit être affreux , perdre des doigts cela doit être handicapant, moi aujourd'hui c'est ma vois que j'ai perdu grrrrr!

bises amicales

Martine 85 28/11/2016 06:30

Cela a du être terrible pour ton papa accordéoniste de perdre deux doigts. Tous ces documents que tu retrouves doivent être pour toi très émouvants. Je ne fouille plus dans les papiers de mes parents et grands parents. La dernière fois j'ai eu du mal à m'en remettre. Bisous

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