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Les potins de Ionard

Les potins de Ionard

Mon village natal, Gourdon-Murat, terre de landes , de bois et de bruyères en Corrèze. La ferme de la Grande Ourse et son jardin. L'histoire de mes ancêtres : de Napoléon -guerre de 14-18 - guerre d'Espagne - Résistance. La cuisine que j'aime. Mes pinceaux. Balade en moto.


La bête est revenue

Publié par Ionard sur 3 Mai 2017, 06:59am

Catégories : #Résistance

La bête est revenue

Article de Denise Brédimus

La bête est revenue
En ce dimanche 30 avril, la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation a revêtu une gravité inhabituelle à Gourdon-Murat. En ces temps troublés où la candidate du Front national, porteuse d une idéologie sortie des heures noires de l'Histoire, vient d'obtenir 7.600.000 voix, soit 1.200.000 de plus qu'en 2012, le message des associations de déportés est d'une brûlante actualité.
Nombreux ont été les participants qui se sont formés en cortège jusqu'à la stèle des déportés à Gourdon-Murat. En tête, les porte-drapeaux (municipalité, ANACR de Bugeat, Meymac et Egletons) précédaient le conseiller départemental, Christophe Petit, les maires de quatre communes et plusieurs autres élus, ainsi que le secrétaire de l'ANACR- ex canton de Bugeat, Jacques Chastagnol.
Jacques Joffre, le maire de la commune, a appelé à lutter contre ce déchaînement de fanatisme à odeur de haine, de division et de remise en cause du droit et de la démocratie. Ce sera la meilleure façon d'honorer les trois déportés dont les noms sont gravés sur cette stèle : Yvonne Fournial (Ravensbrück), Roger Klassa (Buchenwald) et Roger Thomas (Dachau).  Ils ont combattu pour une société plus juste et fraternelle. Ensuite, le message des fédérations nationales de déportés a été lu par Denise Bredimus au nom des familles de déportés. Elle a relaté le témoignage de sa mère concernant l'extermination des tziganes programmée par Hitler (élu au suffrage universel en 1933) au nom de la "pureté de la race allemande". De jeunes tziganes âgées de 15 ans, étaient utilisées dans le laboratoire du camp de Ravensbruck comme "petits lapins" - surnom donné par leurs co-détenues - pour des pseudo-expériences sur leurs organes génitaux et jetées ensuite dans le four crématoire.
Pierre Perret l'a si bien chanté : "Sait-on pourquoi un matin / Cette bête s'est réveillée / Au milieu de pantins / Qu'elle a tous émerveillés / En proclamant haut et fort / Nous mettrons l'étranger dehors... Attention, mon ami, je l'ai vue / Méfie-toi, la bête est revenue / C'est une hydre aux discours enjôleurs / Qui forge une nouvelle race d'oppresseurs / Y a nos libertés sous sa botte / Ami, ne lui ouvre pas ta porte".  

A revoir l'article sur Yvonne Fournial résistante et déportée ICI

La bête est revenue
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Quichottine 10/05/2017 10:26

Je crois que ceux qui ont oublié ont tort... La bête n'est pas si loin.

Martine 85 03/05/2017 09:25

Très émouvant article de cette dame : devoir de mémoire. Certains semblent avoir oublié. J'aime cette chanson de Perret. Bisous Dany

Cricri 03/05/2017 08:55

Toujours d'actualité notre Pierrot !!!
Bises Dany et merci.

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