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Les potins de Ionard

Les potins de Ionard

Mon village natal, Gourdon-Murat, terre de landes , de bois et de bruyères en Corrèze. La ferme de la Grande Ourse et son jardin. L'histoire de mes ancêtres : de Napoléon -guerre de 14-18 - guerre d'Espagne - Résistance. La cuisine que j'aime. Mes pinceaux. Balade en moto.


André Léo, la grande Communarde féministe

Publié par Ionard sur 25 Janvier 2017, 09:49am

Catégories : #Femme d'exception

Avant de vous parler du Drach du saut de la Virole, je remets cet article à jour pour vous dire qui était André Léo. Article publié le 8 mars 2007.

En règle générale je n'aime pas ces jours programmés où l'ON nous dit de penser à notre amoureux, à notre mère, à notre père et à notre grand'mère! Sincèrement je n'ai pas besoin d'un jour particulier pour penser à eux, j'y pense tous les jours!
Pour autant, s'il est un jour programmé auquel j'adhère complètement, c'est bien le 8 mars, journée de la Femme! On a besoin de cette journée là pour montrer que notre combat pour l'égalité dans la Société est toujours d'actualité!
Voilà bien pourquoi au départ ce blog était pour parler de cette grande tante de Kléber, Marie Clemenceau, dite Line Paulet pour dire ce qu'elle avait fait pour la Femme dans les années 1928-1929.Voir la rubrique 'Recherche Line déséspérement".

A la recherche de mes ancêtres, j’ai fait des rencontres essentielles dont celle d'André Léo !
Je l'ai rencontrée  au détour d’une phrase d’un livre de Jean Vinatier « Le petit berger des Monédières »
La mère de Jean l’emmenait visiter souvent à Treignac une vieille tante , parente de Grégoire Champseix. Il parle alors en termes élogieux de cette jeune femme.

André Léo qui prit la défense des opprimés, des pauvres mais surtout des femmes. Une rue à Treignac porte son nom , la rue André Léo.
A voir aussi cet article sur le livre d’André Dalotel ‘La Junon de la Commune’

 


 

 Léodile Béra dite ANDRE LEO


Le 20 mai 1900, mort d'André LEO (pseudonyme de Léodile BERA, veuve CHAMPSEIX), à St-Maurice.
Ecrivaine, journaliste, militante féministe, membre de l'Internationale, communarde et bakouniniste.
Elle naît le 18 août 1824, à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois. Vers 1849, elle se lie épistolairement avec Grégoire Champseix *, un brillant journaliste socialisant (disciple de Pierre Leroux) qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849 (dans les procès contre les républicains de 1848), vit en exil  en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à deux jumeaux : André et Léo. C'est vers 1860 qu'elle commence sa carrière littéraire avec son roman "La vieille fille" puis "Un mariage scandaleux" qu'elle auto-éditera à Paris après son retour en France (avec l'amnistie de 1861). Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s'engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à "Ligue de la paix et de la liberté". Très liée avec Noémi Reclus et les frères Elie et Elisée Reclus, c'est chez elle, en 1869, qu'est créée la "Société (mixte) de revendication des droits de la femme". Avec Noémi, elle projette la création d'une école primaire laïque de jeunes filles. En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s'occupe ensuite de l'aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à "La République des travailleurs", organe de l'Internationale. Elle est en province lorsqu'éclate l'insurrection parisienne, et rentre à Paris début avril pour prendre part à la Commune. Elle collabore à divers journaux, en particulier à "La Sociale" et au "Cri du peuple". Après son appel "Au Travailleur des campagnes" puis "Toutes avec tous", où elle tente de faire accepter les femmes parmi les révolutionnaires, elle s'investit dans divers Comités de vigilance d'arrondissements puis à la Commission organisant l'enseignement dans les écoles de filles aux côtés notamment de Noémie Reclus et d'Anna Jaclard. Après la semaine sanglante, elle parvient à quitter la France et à rejoindre Malon en Suisse. Les 25 et 26 septembre 1871, elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne, adhère à l'Alliance bakouniniste et collabore au journal "La Révolution Sociale" où elle dénonce l'emprise autoritaire de Marx. En 1874, elle "s'unie radicalement" à Benoît Malon mais rompra avec lui en 1878 et se fixera à Fornia, en Italie. En 1886, elle rentre en France où elle reste en contact avec Charles Keller, et publie quelques romans et collabore à divers journaux.
Par testament, elle léguera une petite rente à la première commune de France qui voudra tenter une expérience collectiviste.
"Il faudrait cependant raisonner un peu : croit-on pouvoir faire la Révolution sans les femmes ? " 


* Pierre Grégoire Champseix

Le 30/12/1817 né à Treignac , rue du Trinchat, Grégoire CHAMPSEIX à 12h00 de Pierre et Anne DESSAL.
Témoins : Hippolythe DECOUX armurier, Antoine DESSAL chapelier
signé Léonard ESCLAVARD  maire décédé le 04.12.1864 (ou 1863)  à Paris, Français.
Mariage à Lausanne en 1851 à Victoire Léodile Béra ( André Léo ) °18 août 1824 +20 mai 1900.
Républicain socialiste, disciple de Pierre Leroux à Boussac (Limousin). Rédacteur du Peuple à Limoges.
Condamné à trois ans de prison pour délit de presse, Grégoire se réfugie à Lausanne où, grâce à une recommandation de Pierre Leroux auprès du conseiller d' Etat Louis-Henri Delarageaz, il publie des articles dans Le Nouvelliste vaudois (1849).
Employé de ce journal radical (1851), il n'est pas compris dans l'internement des réfugiés.
Administrateur et rédacteur du quotidien international L'Espérance à Genève (1859-1860). Il regagne la France en 1860.

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

PIERRANNE 25/01/2017 21:26

C'est vrai que tu nous en a souvent parlé avec enthousiasme et beaucoup d'admiration mais je n'avais pas vu qu'en plus elle était belle ce qui ne gâche rien au personnage!
Bises à vous deux et aux minous qui doivent se tenir au chaud près de vous par les temps qui courent...

Ionard 25/01/2017 23:51

Toujours un plaisir de te lire sur mes potins!
Oui oui nos minettes se tiennent bien au chaud sauf Berlioz qui préfère les coussins de Denise.
Mais à partir de vendredi va falloir qu'il revienne à la maison dare dare, Denise fait poser une chatière électronique et il ne pourra plus l'envahir! Espérons qu'il revienne enfin à la maison!

Quichottine 25/01/2017 17:22

Dix ans après certaines choses ont changé, mais devant la tentation de certains de revenir en arrière, le combat des femmes est plus que jamais d'actualité.

Merci d'avoir actualisé ce billet.

denise 25/01/2017 11:39

Depuis Line Paulet, la société n'a pas complètement changé son regard sur les femmes, vues d'abord comme des procréatrices. ce qui explique l'intolérance vis-à-vis des inégalités salariales et professionnelles, ainsi que le bras de fer à travers la contre-offensive sur l'IVG. Dignes des Marie Clémenceau, elles ont dit à Trump "Yes, we can resist", "Women are people too" (elles étaient 10.000 samedi au pied de la tour Eiffel pour rejeter sexisme et racisme).

Martine 85 25/01/2017 11:23

Il n'y a pas besoin d'une journée de la femme pour combattre pour le droit des femmes et rendre hommage aux femmes qui ont mené ce combat et d'autres pour la liberté comme tu le fais si bien. Bisoud

ionard 09/03/2007 00:08

Et bien ce soir où tout semble rentrer dans l'ordre(net) je suis très émue de vos messages... j'ai parlé de cette femme qui le méritait bien! Merci à vous tous!

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