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Les potins de Ionard

La Cousinade des Laurent de Pradines

7 Août 2007 , Rédigé par Ionard Publié dans #Généalogie

Vu dans La Montagne du 4 août 2007
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Pour plus de lisibilité!
La Montagne du 4 août 2007
 
PRADINES
Correspondant Pierre Malthieu  tél 05 55 95 40 38 pierre.malthieu@wanadoo.fr

La famille Laurent réunie pour une cousinade

Dernièrement , sous un soleil radieux, 86 descendants d’Antoine Laurent se sont retrouvés dans le village de Pradines , berceau de la famille. Tous les descendants de l’aïeul étaient présents à l’exception de ceux de Pierre, le fils aîné. Après la photo de famille, sur le perron de la maison Peyrat où l’arrière-grand-père fut métayer, un hommage fut rendu aux ascendants disparus, en l’église récemment restaurée, où le diacre Jean-Claude Guillaume dirigea la cérémonie et Sylviane Laurent interpréta avec brio « l’Ave Maria ». Une gerbe fut ensuite déposée au monument aux morts en l’honneur d’Antoine (le fils) et d’Emile, tués à la guerre de 1914-1918. André Laurent, maire actuel de la localité et Jean, le doyen des descendants, rappelèrent les conditions difficiles d’existence des aïeux et leur dévouement pendant plus d’un siècle au service de la commune. Un repas pris en commun sur le pré communal et des airs et danses du folklore limousin, interprétés par la « Maïnade » de Saint Augustin égayèrent cette journée qui s’acheva dans la bonne humeur et la fraternité. C’est à l’initiative de jean, le fils aîné de Paul et à son frère cadet Gérard auteur de l’arbre généalogique de la famille, que cette réunion, approuvée par tous , a pu se tenir !

Quelques photos
Les-Laurent-devant-la-mairie001.jpg                                   Les Laurent devant la mairie
Jean--Gerard-et-Pierre001.jpg                                     Jean, Gérard et Pierre
gerbe-au-monument-au-morts001.jpg                Dépôt de gerbe aux monuments aux morts

i932941015250001.jpg                     Hommage  à l'église aux ascendants disparus
la-maison-mere001.jpg                                           La maison mère

Les LAURENT de Pradines par André LAURENT, maire.

Chers cousins, Chers amis,
C’est avec beaucoup d’émotion et de plaisir que j’accueille aujourd’hui les descendants d’Antoine LAURENT, dans la mairie de Pradines où, pendant plus d’un siècle sans discontinuer, un fils, un petit-fils, un arrière petit-fils ; du conseiller municipal à l’adjoint et au maire, ont siégé et servi la collectivité publique. Tout d’abord, nous nous devons de remercier chaleureusement la cheville ouvrière de ce beau rassemblement : notre cousin Gérard. - Mon cher Gérard, tu as eu la lourde tâche de mettre en œuvre l’idée de ton frère aîné Jean : rassembler à Pradines en 2007 les descendants d’Antoine LAURENT. Tu nous as tenus régulièrement informés de l’avancement de ce projet ; tu as dressé un arbre généalogique illustré et tu as réussi à réunir 86 LAURENT : les enfants de Paul, d’Antoine et de François. Jusqu’à présent, nous n’avons pu entrer en contact avec les enfants de Pierre, Marie, Léon et Annick, n’ayant pas eu de descendance. - Merci à toi Gérard, mais aussi à Sylviane ton épouse et à ta sœur Danielle. Nos remerciements aussi à Jean, René, Alain ; les cousins de La Gane, Eric, Marie-Claude, Michelle, Monique et Julien pour l’installation du campement et les divers toilettages. - Et un grand merci à vous tous qui avez fait le déplacement jusqu’à Pradines, berceau de nos aïeux. Sans votre participation, la cousinade ne pouvait avoir lieu. La municipalité est particulièrement honorée que cette manifestation –une première- se tienne dans notre commune. Suis-je le mieux qualifié pour vous parler d’Antoine LAURENT et de ses enfants, de la famille LAURENT, de leur vie ? Je ne le pense pas malgré ma passion pour l’histoire et mon attachement viscéral à ce vieux pays.
Notre ancêtre Antoine naquît le 12 mars 1832 dans la commune de Bonnefond au lieu-dit Larfeuil, à 4 kms du bourg de Pradines, un hameau qui domine la vallée de la Malestie, adossé aux bruyères du pays Carmantran (là où les écobueurs font maigre chère).
Les fermes étaient constituées de petites parcelles de terre à seigle, que l’on cultivait à la bêche ou à l’araire, des prés de fauche pentus, des bois de hêtres et de châtaigniers et des bruyères que parcouraient des troupeaux de moutons. Enfant d’une famille nombreuse de paysans, de condition modeste, mais pas misérable, comme en témoigne la dot constituée à sa sœur aînée, Marie, d’une valeur de 500 francs or en 1851. Son père Léonard, avait épousé une jeune fille, TRAVERS, du Mazaleyrat, un village plus bas dans la vallée. Il rejoindra la propriété du maire d’abord, Jean-Baptiste BILLIOT, à Sénejoux ; hameau moins isolé à 1 km de Pradines et plus prospère. La présence de notre trisaïeul Léonard est attestée sur les registres de l’Etat-Civil de la commune, dès 1843, car il conduisait le maire, BILLIOT Jean-Baptiste.
Antoine, comme son père, était un domestique travailleur, estimé et discret. En 1851, la famille Léonard LAURENT, y compris Antoine, toujours célibataire, demeure à Peyrat, dans la grande propriété PROUFIT. Au décès de son père en 1853, Antoine deviendra le chef de la famille nombreuse, ce qui explique vraisemblablement son mariage tardif, à l’âge de 39 ans. Antoine est resté au service des PROUFIT de Peyrat jusqu’à son union, le 26 septembre 1869 avec Léonarde MASSOUTRE, qui n’avait que 17 ans ! Une nouvelle vie commence, aussi dure que la précédente, que viendront égayer les naissances nombreuses et rapprochées de 8 enfants. Les familles étaient nombreuses en ce temps-là, il fallait des bras pour nourrir les vieux parents qui vivaient sous le même toit. Cette vie de labeur est proche de la misère. En 1879, la famille de notre aïeul figure parmi la liste des indigents de la commune : « LAURENT Antoine, père de 5 enfants en bas âge et sans aucune ressource ; aucun de ses enfants n’est en âge de se louer, misère absolue ». 1870, naissance de Pierre, 1872 de Paul votre grand-père, 1875 de Marie notre tante BOURDARIAS, 1878 de Marie qui décèdera très tôt, 1879 de Antoine tué à la guerre le 29 avril 1917, 1884 de Léon le meunier, 1886 de Emile, 1888 de François notre grand-père.
C’est la misère intégrale, les enfants sont loués dès leur plus jeune âge. Notre grand-père François garde les boeufs chez « Virole » les PROFIT de Pradines, à 5 ans, contre une paire de sabots et ne mange pas toujours à sa faim. Un jour, comme il dormait sous le séchoir à fromages (lou chitte) alors qu’il était tenaillé par la faim, il se risqua à voler un morceau de fromage. Le lendemain, la patronne le réprimanda durement. Les enfants partent le matin avec une soupe de pain noir dans le ventre ; à midi, quelques légumes bouillis accompagnés de tourtous, les crêpes de blé noir ; en hiver, une bolée de châtaignes blanchies, rarement de la viande –uniquement lors des fêtes religieuses ou votives-

Pierre, l’aîné, part en campagne dans les landes comme scieur de long, un métier pénible et l’on vivait sur le chantier dans les bois. Plus tard, il montera à Paris dans le 18è, comme scieur ; retournera à Pradines puis Gentioux en Creuse. Homme robuste qui chiquait un tabac présenté sous forme de carotte, dont il cassait un bout entre les dents, avant de le mâcher. Il buvait de l’absinthe, du Pernod, « la bleue ». Il s’est éteint à l’âge de 97 ans ! Paul, a-t-il gagné la capitale avant ou après le service militaire de 3 ans qu’il accomplira dans les zouaves au Maroc (lutte contre Abdel Krius). Lui fera une carrière aux Halles de Paris. Il épousera Joséphine JAMILLOUX à Bugeat le 19 novembre 1898. De leur union naîtront Jean-René » en 1902, Louise en 1906 laquelle décèdera à 23 ans et Roger en 1908. Paul sera veuf le 16 décembre 1920. Marie sera cuisinière, lingère au château de Puygnac chez les de SOURIX. Elle épousera à 39 ans, un veuf de 50 ans, Jean BOURDARIAS, un terrassier, mineur, qui avait travaillé au Puy (Haute Loire). Antoine épousa Marie RIBIERE le 7 juin 1906 à Rempnat (Haute Vienne), il cultivait depuis 1904, avec son père Antoine, la ferme des Peyrat de Pradines. Deux enfants naîtront de cette union : Emile en 1907 et Mélanie en 1909. Malheureusement, Antoine sera tué à Craonnelle Vauclère le 29 avril 1917.

Léon, domestique à Siriex, part faire une campagne dans une briqueterie à Villefranche, puis ce sera le service militaire en 1904-1907. Il connaîtra les troubles viticoles du Languedoc où, avec son régiment, il refusera de tirer sur les vignerons en révolte. Marié à Maria FAUGERAS, il s’installera dans le moulin Peyrat en bas du bourg puis poursuivra sa carrière dans le moulin BILLOT de Grandsaigne. Après le décès de son fils Philippe en 1936, il reviendra à Pradines pendant la dernière guerre et vivra dans la maison LAVIEILLE. L’oncle meunier était un bel homme, violoneux de surcroît ; jeune, il aimait les bals et les noces. C’était aussi un braconnier expert. J’ai eu le plaisir de l’accompagner le long des ruisseaux, alors qu’il avait 75 ans passés, car il était sourd : je faisais le guet. Mais je vous conterai nos sortis de pêche à table !

Emile, lui aussi musicien, était monté à Paris dans le 19è, d’ailleurs son décès ne figure pas au registre d’Etat-Civil de Pradines. Il était célibataire et décèdera à l’hôpital le 18 mai 1917 de ses blessures de guerre. François, dernier de la fratrie, eût la chance d’aller à l’école et d’obtenir son certificat d’études. De l’école, il gardera une grande fascination, car il avait compris que l’instruction lui permettrait de sortir de la situation misérable de journaliers qu’avaient connue ses parents et grands-parents. En 1907, il travaille à Paris aux Halles Centrales, dans l’alimentation. De 1908 à septembre 1911, il accomplit son service militaire au 20è régiment de Dragons à Limoges, puis retourne à Paris. Le 6 décembre 1913, il épouse Antoinette FAUGERAS à Saint Hilaire les Courbes. De cette union naîtront trois enfants : en 1914 André, en 1917 Marie-Louise et en 1921 Albert. La disparition de son frère Antoine, le contraint à prendre sa place à la ferme PEYRAT.

François était un bon chasseur de lièvres. Il aimait la nature, connaissait la vie des bêtes. Ecologiste avant l’heure, il me fit connaître les oiseaux, leurs nids, leur nourriture, leurs mœurs. Aux sorties le l’école, j’étais toujours prêt à le rejoindre pour une leçon de choses particulière. Je partageais souvent son lit pour l’écouter. Aujourd’hui encore, François nous conduit pour découvrir les cascades de la Tine, nous présente son pays à travers une série de panneaux, nous conte la rude vie d’alors. L’histoire de la familles LAURENT se confond avec celle de la commune, tant les LAURENT, à travers les siècles, y ont pris part : Léonard au service du maire BILLIOT, Antoine au service du curé MICHOMME, en qualité de sacristain –tradition qui se poursuivra avec François- la maison était appelée « chez le Mériller » le sacristain en limousin. Léon accomplit deux mandats de conseiller municipal de 1919 à 1931, son frère François prend le relais jusqu’en 1944. Emile leur neveu, constitue et préside le comité local de libération où siège également Albert. Emile sera maire de Pradines jusqu’en 1959, puis Albert élu adjoint puis maire en 1967 jusqu’en 1995. Parallèlement, Maurice et Guy seront élus au Conseil Municipal ainsi que Jean-Marc….et depuis 2001, je leur ai succédé.

Que dire des LAURENT ? Une famille estimée pour son honnêteté, la fidélité de ses engagements, attachée à cette terre des Monédières et de haute Corrèze, qui n’a eu de cesse d’œuvrer et de lutter pour maintenir Pradines en vie, qui a fait sienne la devise « servir et se faire honneur ». Chers cousins, votre trop bref séjour à Pradines ne nous permettra pas de découvrir combien ce vieux pays recèle de beautés cachées.  N’hésitez pas à revenir à Pradines, vous y serez toujours bien accueillis, car vous êtes en famille, vous êtes des LAURENT.

FR3 était présent à ce rassemblement et on peut visionner la vidéo ici.
Toutes mes chaleureuses félicitations à ces cousins (nous avons un ancêtre commun avec André Laurent, le grand père Faugeras! J'espère bien un jour prochain qu'il me dira tout ce qu'il sait sur ce grand père qui participa à la Commune de Paris!)
Formidable ce qu'ils ont fait là!

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D
Je n'ai pas le haut débit (par souci d'économie : ça me permet de me connecter à Moulins et à Noyant), aussi il faut que je m'arme de patience pour lire les articles où sont incluses de nombreuses photos. J'aiùme beaucoup ce que tu fais en généalogie.LAURENT est un patronyme très répandu : mon arrière grand mère du côté maternel était aussi une LAURENT, mais pas de la même famille, je crois.Ils changeaient de village à chaque génération : j'ai un Joseph, né vers 1760, né dans le même village que moi. Je l'ai laissé tomber il y a près d'un an : mais il faut que je reconstitue sa vie car il viens d'une communauté familiale qui travaillait sur un domaine : le peit Chaumont.Le père et le grand-père de mon grand-père Antoinin, s'appelaient tous deux Antoine : et j'ai une photo de mon arrière grand père, un fort bel homme, vers 1882, en Bédouin. Je publierai le début de son histoire sous peu !!!Et si je peux vous donner un coup de main pour organiser des circuits dans l'Allier, la Loire et la Soône et Loire (lez Brionnais, c'est aussi très chouette) !!!
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:
j'ai des Laurent aussi dans mon arbre mais ils sont de Carbonne Bonnes recherches
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K
alors ca, ca s'appelle avoir le sens de l famille... merci pour l'histoire.bisesss
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J
Bonsoir Dany,C'est passionant tout ça. Moi qui ai de la famille dispercée, ici et là, dans le monde, je rêve de revoir un jour les miens. Mais, je sais que c'est quasi impossible. Ton article me fait rêver. As-tu retrouvé un logiciel de généalogie ?Bises à toi, Dany.
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M
quel travail pour organiser tout ca ,j'ose meme pas y penser ..;bise dany
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