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Les potins de Ionard

Présidentielle...depuis un village corrèzien!

6 Janvier 2007 , Rédigé par dany magnaval Publié dans #Gourdon - canton et environ






Lu dans le journal 'La Montagne' du 27 novembre 2006

S’il choisit de parrainer un candidat, le maire de Gourdon-Murat en prendra un « petit »

   « Pour que tous les partis politiques puissent s’exprimer »

Jacques Joffre maire de Gourdon-Murat,
n’a pas encore décidé s’il allait ou non parrainer un candidat potentiel à l’élection présidentielle. Une chose est sûre, c’est qu’il ne donnera sa signature qu’à « un petit candidat de gauche ». Comme en 2002 où il avait soutenu Daniel Gluckstein, candidat du parti des travailleurs.

Le maire de Gourdon-Murat, ancien militant du Parti Communiste, marque ainsi son mécontentement face au monde politique actuel. « On nous amène à un show à l’américaine : on nous impose de voter pour l’un des deux « gros » candidats de gauche et de droite qui font en fait la même politique à quelques nuances près. On n’a plus le choix ».
Jacques Joffre veut encore avoir le choix et défend une certaine liberté d’expression et la nécessité d’une disparité d’opinions : « Pour que les petits partis puissent s’exprimer et amènent des propositions. Car pour une bonne politique, il faudrait prendre une partie des idées de chacun. »

Très courtisé
Cependant avec l’anonymat des parrainages qui disparaît, Jacques Joffre craint que « ça freine certains maires pour parrainer des petits candidats qui auront du mal à recueillir les 500 signatures obligatoires pour se présenter. Et un manque de diversité n’est pas bon pour la démocratie ».
Très courtisé par les candidats potentiels de tous bords, essentiellement par courrier et ce depuis le printemps, le maire de Gourdon-Murat étudie leurs propositions en laissant planer le suspens.
Mais il espère cependant que tous les petits candidats de gauche se regroupent en un : «  Je suis très remonté contre la gauche plurielle qui a causé une situation sociale catastrophique. C’est pour cette raison que j’ai quitté le PC qui n’avait pas une politique de gauche très claire ».
En tant que maire d’une  commune rurale de 118 habitants sur le canton de Bugeat depuis 1996, Jacques Joffre aimerait que « les candidats s’intéressent à la France profonde, aux petites communes et pas seulement pendant les périodes d’élections. J’ai l’impression qu’il y a un désengagement de l’Etat au niveau des collectivités rurales : on nous impose de plus en plus de charges mais il y a de moins en moins d’argent dans les caisses. Il y a un déséquilibre entre les communes riches et les communes pauvres et le fossé se creuse."

Info plus
Chiffres. Les candidats potentiels peuvent chercher leurs 500 signatures auprès d’un vivier théorique de 47.289 élus. Avec le cumul des mandats, ce nombre est sensiblement moins élevé. Dans la pratique ceux qui n’ont pas l’appareil et le réseau d ‘élus « d’un grand parti » doivent solliciter les 30.000 maires (chiffre approximatif) des petites communes rurales.


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