Pierre Borzeix ,soldat de Napoléon (2)
Quelques mots sur cette fameuse bataille
Source Wikipédia
"La bataille de la Bérézina également appelée passage de la Bérézina ou bataille de Borisov eut lieu du 26 au 29 novembre 1812 près de la rivière Bérézina, aux alentours de la ville de Borisov dans l'actuelle Biélorussie, entre l'armée française de Napoléon Ier et les armées russes de Koutouzov, de Wittgenstein et de Tchitchagov, durant la retraite de Russie qui marque la fin de la campagne de 1812.
Pour l'historien Jacques-Olivier Boudon, la bataille de la Bérézina est restée, à tort ou à raison, dans la mémoire collective française comme « le symbole le plus marquant de la campagne de 1812 » ; dans son ouvrage Napoléon et la campagne de Russie : 1812, il la définit comme une bataille victorieuse menée dans une campagne perdue : « En France comme en Russie, la campagne de Russie reste présente dans les esprits, même inconsciemment. Un mot la résume : « C'est une Bérézina », fréquemment utilisé pour caractériser une déroute sur le plan sportif ou électoral, alors que la bataille de la Bérézina est considérée comme une victoire militaire. C'est le signe qu'au-delà des combats de la campagne de 1812, le souvenir qui en est conservé est surtout celui de la retraite et de l'épreuve humaine qu'elle a représentées. Pour les Russes, la perspective est autre, puisque la campagne de 1812 marque avant tout pour eux une victoire et un sursaut national. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_B%C3%A9r%C3%A9zina
Revenons à Pierre Borzeix
HISTOIRE DU 37ème REGIMENT DE LIGNE DE 1810 A 1815 …
Et carrière militaire de Pierre BORZEIX (avec quelques annotations complémentaires).
Mise à jour du 22 avril 2004 par Alain Pérel descendant également de Pierre Borzeix
1810 1811
Le Régiment fait partie du Corps d’observation de Hollande (colonel GAUTHIER) ; les 1er et 2ème Bataillons sont toutefois envoyés en Espagne, participent à la prise de Tarragone puis rentrent en France.
1812 : CAMPAGNE DE RUSSIE
Le Régiment participe à la Campagne de Russie où il fait partie du 2ème Corps d’armées ; participation aux batailles de Polotsk (17/18 août 1812, 18 octobre 1812) et à la retraite de la Bérézina.
Il y perd presque tous ses hommes et bon nombre de ses officiers.
1813 : CAMPAGNE D’ALLEMAGNE
Registre militaire de Pierre BORZEIX :
· Incorporation sous le numéro 3483 de Pierre BORZEIX, né le 11 avril 1794 à Treignac, fils de François BORZEIX et Léonarde DELOUX (sic). Arrivé au Corps le 23 avril 1813, parti de Tulle le 1er du dit mois. Compris sur la liste de désignation du canton de Treignac sous le n° 124. Dernier domicile connu : Treignac, profession laboureur.
· Signalement : taille 1,65 m, visage plein, front rond, yeux gris, bouche grande, nez ordinaire, menton court, cheveux (longs ? (peu lisible)), sourcils bruns, marques particulières : néant.
· Services :
A déserté le 2 mai 1813 (oooooooooh !).
Ramené par la gendarmerie le (laissé en blanc !).
Acquitté par jugement contradictoire le 30 mai 1813 (ouf !).
Rayé des Contrôles pour longue absence le 30 juin 1814, étant à l’ hôpital du 17 février (plus de 4 mois !).
Incorporé à la 5ème Compagnie du 1er Bataillon.
Puis à la 4ème Compagnie du 3ème Bataillon le 30 juillet 1813.
Puis à la 2ème Compagnie du 1er Bataillon le 1er janvier 1814.
Une curieuse inscription au crayon annote son dossier et semble être : Chancellerie avril 70.

Réorganisation du Régiment : un seul Bataillon reste ; le 15 avril, est donc constitué le 39ème Régiment provisoire, avec ce Bataillon et le 2ème Bataillon du 19ème Régiment. Ce 39èmeRégiment provisoire fait partie de la 1ère Division du 2ème Corps d’armées et stationne à Bernbourg, Basse Saxe.
Reconstitution du 37ème de Ligne en juillet 1813. Le Régiment, avec ses 1er, 2ème et 4ème Bataillons (commandants d’HER, SINGRY et MESLIN) stationne sur les bords de l’Oder (Crossen) et consacre son temps aux approvisionnements et à l’instruction. Donc avec Pierre BORZEIX.
Campagne d’Allemagne (du 10 août au 4 novembre 1813) :
Le Régiment fait partie de la 4ème Division (général DUBRETON), 2ème Brigade (général BRUN).
Bataille de Dresde le 27 août 1813.
Bataille de Leipzig du 16 au 18 octobre 1813 ; les pertes sont effrayantes : 31 officiers du 37ème sont hors de combat.
Bataille de Hanau le 30 octobre 1813.
Défense de la ligne du Rhin : seul le 1er Bataillon reste au combat : il forme le 2ème Régiment provisoire (colonel DELAHAYE), avec le 1er Bataillon du 56ème Régiment (1ère Brigade, général JANIN).
Pendant ce temps, les débris des 2ème et 4ème Bataillons se replient sur Besançon.
En juillet 1813, le 3ème Bataillon avait été détaché pour aller sur Gustrin et Magdebourg ; Gustrin capitule le 20 mars 1814 après un siège de 4 semaines ; 2 Compagnies font partie des assiégés de Magdebourg (blocus d’octobre 1813 au 14 mai 1814, général LEMARROIS), qui sortent de la ville avec les honneurs de la guerre et peuvent alors rentrer au dépôt à Besançon. Tout ceci avec Pierre BORZEIX, qui ne semble toutefois pas été assiégé dans Gustrin et Magdebourg puisqu’il est reversé au 1er Bataillon le 1er janvier 1814.
1814 : CAMPAGNE DE FRANCE
1er Bataillon :
Retrait du 1er Bataillon (commandant HENON), du Rhin (Bâle, Strasbourg) vers Bar le Duc et St Dizier.
Batailles de St Dizier (26 janvier), Brienne (28 janvier), la Rothière (1er février) ; retraite sur Troyes et Nogent.
Batailles de Mornant (17 février), Montereau (18 février). Les troupes apprennent la capitulation française le 3 avril. Le Bataillon est alors réduit à quelques officiers et hommes de rang. C’est certainement à Mornant que Pierre BORZEIX est gravement blessé (et y perd sans doute sa main) puisqu’il est admis à l’ hopital le 17 février (il y est encore fin juin).

Fin probable de sa carrière militaire, compte tenu de sa blessure, et vraisemblablement pas de participation à Waterloo (cf ci-dessous).
2ème et 4ème Bataillons :
Ils sont reconstitués avec d’anciens cadres et des conscrits. Soit un total de 1220 hommes, qui participe à la défense de Besançon (général MARULAZ).
Combat de Baume le 31 décembre 1813 ; plusieurs sorties sont tentées, les 3 mars, 31 mars et 1er avril. Le siège de Besançon est finalement levé le 2 mai 1814.
AVRIL 1814 / JUIN 1815
Le reste du 1er Bataillon (réduit à sa plus simple expression) est envoyé à Clamecy, puis Besançon, et versé dans le 36ème de Ligne (10 juin 1814).
Au retour de Napoléon de l’île d’Elbe (mars 1815), le 37 ème Régiment de Ligne est reconstitué par l’incorporation d’un Bataillon du 8ème Voltigeurs, d’un du 39ème et d’un du 116ème. Il est ainsi constitué de 5 Bataillons ; les deux premiers sont envoyés en Alsace (SAVERNE) pour participer au 5ème Corps d’observation du général RAPP. Les 3 autres Bataillons les y rejoignent.
Le Régiment se rend au complet de Saverne à Paris en mai 1815 pour participer à la cérémonie du Champ de Mai.
JUIN 1815 : WATERLOO
Le 5 juin 1815, le 37ème est versé au 3ème Corps d’armés (général VANDAMME), 8ème Division (général LEFOL), 2ème Brigade (général CORSIN) ; il est placé sous le commandement du colonel FORTIN ; les chefs de Bataillons sont les commandants SINGRY, MESLIN, NOEL, TRELON et GLAJON.
Participation du 37ème au combat de Gilly le 15 juin ; il fait mouvement sur Charleroi et Fleurus, parcourt 8 lieues dans la journée et repousse les Prussiens.
Il participe à la bataille de Ligny le 16 : un officier, 18 sous officiers et soldats sont tués ; il y a 160 blessés.
Le jour de la bataille décisive (18 juin), le 37ème fait partie de l’armée GROUCHY et ne participera qu’à quelques escarmouches à Wavre. Après la défaite, il fait retraite sur Namur et Paris, via Reims et Villers Cotterets (un engagement à signaler dans cette ville). Il arrive à Paris le 30 juin et prend position à Montrouge.
Le 7 juillet, les forces coalisées entrent dans Paris, et en vertu de la Convention signée le 15, la Grande Armée se retire derrière la Loire pour passer dans la Légion dite des Deux Sèvres. Les débris de la Grande armée sont licenciés.
EPILOGUE
Fin donc de l’aventure militaire de Pierre BORZEIX, sans doute dès début 1814, qui rentré au pays, y épousera Catherine GOURSOLLES (née le 3ème jour Complémentaire an 9) à Lestards le 16 mai 1816. Il a 22 ans.
Il reçoit la Médaille de Ste Hélène en 1857 ; en avril 1870, son dossier militaire semble avoir été examiné à la demande de la Chancellerie. Avait il fait tardivement une demande de pension ?
Il meurt le 28 juin 1873 à Lestards à 79 ans.
28 juin 1873 : Décès - Nespoux Cne de Lestards, 19112, Corrèze, Limousin
Vous aurez compris, le régiment de Pierre était bien à la bataille de la Bérézina (1812).... sans Pierre, incorporé en 1813!!!!
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