Kléber
31 Octobre 2018 , Rédigé par Ionard Publié dans #Gourdon - canton et environ, #Guerre de 14-18
Non non je ne vais pas vous parler de mon biker préféré....quoique ce soit lui qui m'a conseillé de lire ce livre!
C'est un livre que j'ai beaucoup aimé lire. L'écriture en est très belle et on le lit d'une traite!
J'ai trouvé cet article paru dans la Dépêche lors de sa sortie en 2013.
"Henri Courtade a écrit l’histoire de Kléber Dupuy, qui sauva la bataille de Verdun et dont le neveu testerin entretient le souvenir sur un blog.
Passionné d’histoire, Henri Courtade, chef biologiste à l’hôpital de Pau et auteur de trois premiers romans, a découvert les faits d’armes de Kléber Dupuy au hasard d’une lecture.
"Dans la nuit du 11 au 12 juillet 1916, le lieutenant Dupuy et les 60 survivants de son 7e Régiment d’infanterie, ont sauvé le fort de Souville en contenant l’avancée allemande, et ainsi sauvé Verdun et sauvé la guerre", résume Henri Courtade, qui s’est alors lancé dans la lecture de tous les ouvrages sur Verdun : "Il n’existait quasiment rien sur ce brave homme".
Jusqu’à tomber sur le blog de Jean-Louis Dupuy, 88 ans, le neveu de Kléber, qui entretient fidèlement le souvenir de son oncle à La Teste-de-Buch, leur ville natale (1).
Fils d’ostréiculteur, instituteur au Teich, Kléber Dupuy a 22 ans lorsqu’il est mobilisé en 1914 et envoyé sur la Marne. En 1916, il est lieutenant: "Quand il a pris la décision de défendre le fort de Souville à 6 heures le matin, il savait qu’il désobéissait à un ordre. Mais son devoir était de défendre ce fort ; il savait que, si les Allemands dépassaient le fort, Verdun (à 3,8 km) était pris et la guerre était perdue. Le 12 au soir, les Allemands n’avançaient plus et reculaient jusqu’en 1918". Le maréchal Pétain a lui-même reconnu que si Souville avait été prise, Verdun était indéfendable.
De retour à la vie civile, après avoir été amputé d’une jambe en 1918 à Villers-Cotterêts, et affecté à la préfecture de Bordeaux pour s’occuper des anciens combattants, Kléber Dupuy est retombé dans l’anonymat.
"Il savait ce qu’il avait fait, mais ne s’en vantait pas. Il savait surtout qu’il n’était pas tout seul ; il a même cherché ses anciens compagnons et les a retrouvés", se souvient Jean-Louis Dupuy. Il évoque aussi, les larmes aux yeux, ce voyage à Souville, peu de temps avant la mort de son oncle, le 16 octobre 1966 : "J’ai ramassé deux ou trois fleurs et je les ai envoyées à mon oncle pour lui dire que, où il s’était battu, la nature avait repris ses droits et les fleurs repoussaient".
"Quand il est mort, sa femme m’a demandé de faire tout ce que je pouvais pour perpétuer la mémoire de mon oncle", poursuit Jean-Louis Dupuy. L’année suivante, La Teste a donné son nom à une rue. Plus tard, ce fut Bordeaux. En 1969, une stèle a été érigée à Souville.
Il y a un an, Henri Courtade est venu à La Teste-de-Buch rencontrer Jean-Louis Dupuy : "Pendant deux heures, il m’a parlé de son oncle". La semaine suivante, il a écrit le livre en trois jours, à la fois témoignage et biographie. Avec cette phrase de sa mère parlant de son propre père, ancien combattant de 14/18 : "Entre eux, ils ne parlaient que de ça".
Henri Courtade a pris la liberté de décrire la bataille décisive de Souville "comme un match de rugby". "C’est important", glisse Jean-Louis, ancien professeur de sport et rugbyman comme son oncle, trois-quarts aile.
Le livre, tout simplement intitulé "Kléber" – "C’est beau, un nom de héros", souligne l’auteur -, est paru le 17 octobre (2) et sera présenté samedi chez Alice, à Arcachon (lire ci-contre).
"J’en suis fier, pour mon oncle et pour tous ces poilus", confie Jean-Louis Dupuy, qui feuillette toujours avec beaucoup d’émotion les albums où il garde précieusement les photos, les lettres et les coupures de journaux sur son oncle.
En 1992, Verdun a redonné les médailles de Kléber Dupuy, grand officier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palme, à la Ville de La Teste, où elles ont disparu. "La médaille de Verdun, la seule à laquelle il tenait, est au cimetière de La Teste", où le héros discret est enterré.
J'espère que notre commune rendra un bel hommage à tous ces jeunes hommes morts pour la France le 11 novembre prochain.
Faites sonner et enregistrer les cloches le dimanche 11 novembre !
Afin de conserver un témoignage sonore de la commémoration du centenaire de la grande Guerre, il est demandé aux communes d'enregistrer la sonnerie des cloches qui devront sonner ce jour-là .. durant 11 minutes.
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